PACEMAKER

Cyclisme & Littérature

« Stayer, absolument, Ixion, éternel, ne se rappelle plus quand il a démarré ni qu'il ait démarré... » (A. J.)

Lettre encyclique
Semper fluctuat

Du Pacemaker
Aux cyclistes, aux bicyclistes, aux vélocipédistes, aux cylosportifs, aux cyclotouristes,
aux cyclothymiques, et à tous les hommes de bonne volonté,
À l’occasion de la Grande Migration

Vénérés stayers,
chers fils et filles,
Salut et bénédiction vélocipédique !

Vanité des vanités, dit le Pacemaker, vanité des vanités, et tout n’est que vanité.
Que retire le cycliste de tous les kilomètres qu’il accomplit sous le soleil ?
Un peloton passe, un autre lui succède ; mais la route demeure ferme pour jamais.
Le grimpeur monte et descend, et il retourne d’où il était parti ; et renaissant du même lieu,
Il prend la route vers le midi, et tourne vers le nord. Son esprit tournoie de toutes parts, et il revient sur lui-même par de longs circuits.
Tous les cyclistes se lancent sur les routes, et les routes n’en regorgent point. Les cyclistes retournent au même lieu d’où ils étaient partis pour rouler encore.
Qu’est-ce qui a été autrefois ? C’est ce qui doit être à l’avenir. Qu’est-ce qui s’est fait ? C’est ce qui se doit faire encore.
Rien n’est nouveau sous le soleil, et nul ne peut dire : Voilà une nouvelle étape ; car elle a été déjà empruntée dans les siècles qui se sont passés avant nous.

Toutes choses ont leur temps, et tout passe sous le ciel après le terme qui lui a été prescrit.

C’est pourquoi Pacemaker a entamé sa Grande Migration et sera désormais accessible à l’adresse suivante :

www.encyclique.com

Donné à Paris, près du Polygone de Vincennes, le 5 juin 2006, lundi de Pentecôte, en la troisième année du Pacemaker.